Une vision équilibrée du corps de Christ

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“Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent !” (Ézéchiel 37/9)N

Nous sommes en 597 avant Jésus-Christ et les juifs subissent l’une des pires humiliations de leur histoire.
Déportée, et réduite à l’esclavage, cette nation si fière se retrouve asservie à un peuple tyrannique et sans pitié : les babyloniens. Le temple est dévasté, des familles entières sont déchirées. Parmi les 10 000 personnes déportées à Babylone par le roi Nébucadnetsar (2 Rois 24/14), se trouve le jeune Ezéchiel, fils du sacrificateur Buzi. Dans ce contexte tragique l’Esprit de Dieu lui accorde une vision effroyable : la vallée des ossements.
Ce spectacle morbide reflète l’état spirituel déplorable et la déchéance morale de sa nation. Dans son for intérieur, le jeune juif réfléchit : “Qui pourra redonner vie à mon peuple ? Comment restaurer sa foi ? Par quel moyen le Seigneur Pourra-t-il éveiller sa conscience
anesthésiée par le péché ?”

C’est alors qu’une prière jaillit de son coeur, comme un cri désespéré :
“Esprit, viens des quatre vents, souffle sur ces morts et qu’ils revivent !”.
Et contre toute attente le miracle se produit, l’impossible devient possible, les os épars se rassemblent, la chair, les nerfs puis la peau apparaissent. Les corps inertes se redressent soudain, la vie reprend le dessus, et une armée innombrable se lève sous les yeux ébahis du prophète.
Le même souffle de vie agit dès les premières pages de la Bible, lorsque dans la Genèse Dieu façonne le premier homme, puis dans les actes des
apôtres lorsque les disciples apeurés reçoivent la puissance venue d’en
haut. Invisible mais bien réel, l’Esprit de Dieu ne cesse d’agir tout au long
du récit biblique, et il souffle aujourd’hui encore aux quatre coins de la
planète.
Les soldats d’Ézéchiel 37 avaient donc un corps, composé d’un squelette solide et flexible, mais ils étaient aussi animés par le souffle de Dieu. Pour
que cette armée soit opérationnelle, ces deux éléments étaient indissociables et indispensables. Ce récit nous enseigne donc un principe fondamental, qui nous permettra d’avoir une perception juste et équilibrée du corps de Christ.
En effet, l’église a besoin d’une colonne vertébrale robuste et souple à la fois, et capable de s’adapter à son environnement, elle doit être structurée.
Dieu est un Dieu d’ordre (1 Corinthiens 14/40), et il nous invite à donner un
cadre à son église, nous devons l’organiser avec sérieux pour lui permettre
de tenir debout. Mais l’église a aussi besoin de recevoir la vie authentique,
celle qui vient d’en haut, qui est produite par le Saint-Esprit. Puissant et vivifiant, seule son action pourra revigorer notre foi, dynamiser notre
vie spirituelle, ébranler les forteresses de péché, bousculer notre conformisme religieux. Aucune méthode, aucune technique de management, aucun système savamment orchestré par des leaders charismatiques ne pourra remplacer l’action du Saint-Esprit.
Plus que jamais, il est temps pour nous d’implorer la grâce de Dieu et d’attendre du ciel ce souffle dynamisant.
Réclamons la venue du “vent impétueux”, cherchons à pratiquer les dons
spirituels et soupirons après le baptême du Saint-Esprit.
Seigneur souffle sur nos vies.

Pasteur Thierry Chambeyron